Vicus, 2021, dimensions non définies, matériaux divers, légion de timbres

 

Vīcus, i, m. : quartier d'une ville/bourg, village/ ferme, domaine, propriété (à la campagne).                      

J’ai créé le projet Vicus au début du second confinement, c’est un projet postal participatif. Des personnes qui se connaissent, ou non, sont invitées à construire une maison étape par étape, en se l’envoyant par courrier après chaque nouvelle construction sur l’édifice. Cela crée une relation dont les conditions sont poétiquement illimitées. La maison voyage d’un.e participant.e à l’autre et se construit au fil des échanges. L’enveloppe qui convie la maison peut aussi contenir tout ce qui permettra aux co-constructeur/trice.s de se connaitre ou de se faire des suggestions l’un.e l’autre. Au gré des envois, un dialogue poétique se noue autours de cet espace intime qu’est la maison. C’est une habitation qui accueille toutes les projections possibles, c’est un espace de rencontre qui nous permet de retrouver la surprise. Dans le contexte actuel où les échanges sont contraints par des normes de plus en plus numériques, cadrées et immédiates, les détours, les attentes et les expérimentations sont valorisées et édifiées comme constitutives aux maisons produites. Lorsque les échanges seront suffisamment aboutis, les maisons seront regroupées pour former ce Vicus, un lieu concret pour faire vivre cette utopie de communication.

Pendaison de crémaillère prévue après le raccordement à la fibre du quartier.

« - Il est quelle heure ?

- On s'en fout, vas-y.

- C'est pas toi qui te prend l'amande hein.

-Ben ... si. »

Pêche aux canards, 2021, matériaux et taille divers

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Cartes postales, 2021-en cours, 15,0 x 10,5 cm, méthylcellulose et matériaux divers

 

Expérimentation sur le récit, la carte raconte l’information du jour sans devoir se justifier d’un texte. La première carte date du premier jour de neige de l’année, et la seconde d’un jour de pâtisserie. D’autres ont été réalisées un jour de tempête de sable, de mon anniversaire … Réalisées le jour même de l’évènement, elles figent la matérialité du récit pour le faire voyager, avec la possibilité de se déformer au gré du périple. Leur expédition prochaine sera suivie avec attention, leur arrivée étant fort incertaine, l’intérêt étant de découvrir les traces/non traces du trajet qui viendront enrichir leur récit originel.

Jardin d’Eden, 2018, installation in situ participative, 3 x 3x 2,5 m,

végétaux, peinture et matériaux divers

 

Cette installation parle d’un espace spécifique de nature domestiquée, le jardin. Les jardins sont dès l’aube de la civilisation une reproduction du paradis, on pense par exemple au Djannat El Jerdaws, celui d’Eve et d’Adam ou encore ceux de Babylone. Le jardin, c’est une nature idéalisée dans un espace maîtrisé par l’espèce humaine. Les plantes qui les peuplent nous soignent, nous nourrissent et peuvent nous tuer. A la base de tout, c’est autours d’elles que l’installation est pensée. Une sélection de plantes spécifiques est renouvelée tout au long de l’exposition. Cette installation in situ a été créée pour la manifestation artistique Cours et Jardins des Arts, dans la commune de Vers Pont du Gard. 

Les végétaux prélevés vont être utilisés puis remplacés par d’autres, reproduisant le cycle de la vie. Chacun.e peut prélever une feuille, une fleur dans la voûte végétale et, à l’aide de peinture, imprimer sa forme sur un long rouleau de papier. Par ce processus, la forme sensible des plantes est couchée sur une grande bande chronologique, replaçant ainsi la nature au cœur de l’histoire.  Pendant une minute, le temps se suspend au-delà de la logique temporelle humaine. Si nous étions des plantes, comment percevrions-nous le temps qui passe ? Le public prend ici le rôle de narrateur dans une histoire mise de côté : celle des plantes de nos jardins.

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Mutagenèse, 2017, taille variable, matériaux divers

 

Mutagenèse n.f. : Production d'une mutation biologique.

Mutagenèse est une installation composée d’objets et d’images assemblées en un paysage spéculatif. Les frontières entre nature et culture ayant disparu, un environnement hybride se crée par le biais de récits fictionnels. Ces installations sont-elles prémonitoires ou rétrospectives ?

Earth party, 2018, 1,5 x 1,5 m, charbon, olives et décorations d'apéritif

Oeuvre participative où chaque personne prélève un morceau de charbon pour ouvrir la dialogue aux préoccupations sur l'environnement

She, 2017, installation à dimensions variables avec projection et gâteau périmé sous cloche